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Epilepsie

L’épilepsie chez le chien et le chat, du grec ancien epilambanein qui veut dire « prendre par surprise », est une maladie neurologique, se traduisant par des crises produisant des symptômes moteurs caractéristiques (convulsions) et d’autres manifestations plus variables (selon l’origine cérébrale de l’anomalie). Une crise convulsive est une contraction répétée et involontaire d’un ou plusieurs muscles, due à une décharge électrique soudaine (dépolarisations membranaires) au niveau du cerveau. On parle de maladie à partir de deux crises par an.

Les signes de l'epilepsie chez le chat et le chien

Une crise d’épilepsie évolue en 3 phases

  1. La phase qui précède la crise ou « aura », pendant laquelle votre animal parait inquiet, agité, il cherche votre contact ou s’isole…
  2. La crise ou « ictus » de contractions répétées et involontaires d’un ou plusieurs groupes de muscles. Elle dure une à plusieurs minutes et est accompagnée par une perte de conscience, une dilatation pupillaire, de la salivation, des mictions (urine), des défécations, des mâchonnements, des pédalages, et une position généralement couchée. Lorsque la crise atteint 20 à 30 minutes, et même si les convulsions sont discontinues, elle est qualifiée « d’état de mal »
  3. Puis apparaît une phase de récupération avec une reprise de connaissance, parfois une excitation, une perte de vision, de l’agressivité et une reprise des comportements alimentaires.  Les signes de stress disparaissent progressivement ainsi que la désorientation, la perte de vision et les réponses agressives lorsqu’elles existent.

La maladie existe sous plusieurs formes, en fonction de l’importance des symptômes :

  • l’épilepsie est dite généralisée : lorsque l’animal perd conscience de ce qui l’entoure, et que l’on observe des troubles moteurs symétriques, c’est à dire que les manifestations sont bilatérales car la maladie touche l’ensemble du cerveau (les deux hémisphères cérébraux). Cette forme concerne 90% des crises.
  • elle est dite partielle ou focale : lorsque l’animal n’a pas de perte de conscience, lors de mouvements affectant seulement un membre ou lorsqu’une attitude anormale associée à une salivation excessive est observée. Dans ce cas, la maladie ne touche qu’un seul groupe de neurones (le foyer de la crise). Les symptômes observés sont alors le reflet de la zone cérébrale qui est touchée. 
  • et elle est dite partielle complexe : lorsqu’il y a une perte de conscience en plus des symptômes concernant le groupe de neurones touchés.

Les causes de l'epilepsie chez le chat et le chien

L’épilepsie chez le chien et le chat est à distinguer des crises convulsives créées par d’autres maladies.  Ce que l’on appelle épilepsie « vraie» résulte d’un fonctionnement électrochimique anormal du cerveau :

  • Si la cause est une atteinte de la structure du cerveau : l’épilepsie est dite alors lésionnelle, secondaire ou symptomatique, avec des causes intra-craniennes ou extra-craniennes
  • Si la cause est un dysfonctionnement cérébral sans atteinte de la structure du cerveau et que l’animal ne présente aucune anomalie neurologique entre les crises : l’épilepsie est dite alors essentielle, primaire ou idiopathique (d’origine inconnue).
  • Le diagnostic et la qualification de la maladie sont difficiles, ils s’effectuent souvent : 
    - en excluant d’autres hypothèses où c’est un autre organe que le cerveau qui est atteint (hypoglycémie, intoxications etc) et qui donne des manifestations similaires, qualifiées« d’épilepsie réactionnelle »
    - en fonction de l’âge d’apparition des crises ; chez un très jeune ou un très vieux, l’apparition de convulsions chien doit orienter vers une autre hypothèse (malformations ou tumeurs).
    - Avec des examens complémentaires incluant la prise de sang, éventuellement une ponction de liquide cérébrospinal (recherche d’une épilepsie lésionnelle) et d’un examen d’imagerie cérébrale (Scanner ou IRM).

Certains chiens sont prédisposés

Chez le chien, ce sont les mâles, d’au moins un an et demi (en moyenne), des races suivantes : Labrador Retriever, Golden Retriever, Berger Allemand, Tervuren, Setter Irlandais, Cocker Américain, Bouvier Bernois, Cane corso, Colley ou Beagle…

Chez le chat : aucune prédisposition génétique n’a encore été démontrée

Les traitements de l'epilepsie chez le chat et le chien

En fonction de l’importance des signes observés et de la fréquence des crises, le vétérinaire prescrit des anti-épileptiques. Plus les crises sont fréquentes plus la maladie est grave. « L’état de mal » est une urgence qui doit être prise en compte rapidement par un vétérinaire. Les conséquences (augmentation de température corporelle, privation d’oxygène ou plus généralement d’irrigation des tissus, et gonflement des structures cérébrales) peuvent être définitives (perte de la vision, paralysie…) ou mortelles.

Préciser la fréquence permet à votre vétérinaire d’avoir une idée du pronostic.

Le traitement a parfois un effet sédatif important, mais il est prescrit à vie, car il est indispensable pour faire cesser les crises. Certaines des molécules prescrites sont efficaces mais toxiques si elles sont surdosées : elles entrainent des atteintes du foie (phénobarbital, phénytoïne, primidone) ou du pancréas (bromure de potassium). Le vétérinaire doit effectuer des analyses sanguines régulières pour surveiller les taux dans le sang et éviter le surdosage. Il peut être aussi judicieux d’ajuster le dosage à la sensibilité individuelle du chien traité. On recherchera donc la dose idéale : peu de toxicité et de somnolence, et le moins de crises possible ou, tout du moins, des crises de fréquence et d’intensité faibles. Dans tous les cas, il faut veiller à protéger l’animal pendant les crises, et un suivi rigoureux et régulier est impératif. Il existe des applications dédiées à cet effet.

Les réactions individuelles sont très diverses, certains chiens ne sont pas réceptifs à certaines molécules, comme par exemple les Bergers Allemands, les Saint Bernard et les Setters Irlandais au phénobarbital. Le vétérinaire devra alors essayer une autre molécule ou associer son premier choix avec un autre principe actif. 

Chez le chat, l’épilepsie essentielle est généralement traitée avec des antiépileptiques tels que le valium, le phénobarbital, le bromure (en surveillant la fonction respiratoire).

Le traitement est parfois difficile à ajuster et rarement proposé pour une crise isolée.

Les traitements homéopathiques ou à base de plantes n’ont pas fait la preuve de leur efficacité sur les convulsions mais ils peuvent contribuer à éviter l’apparition des crises en diminuant les états de stress par exemple… 

Chez le chien, la prise en charge par l’apport de triglycérides particuliers est possible. En effet, l’efficacité des anti-épileptiques est parfois décevante. Ces médicaments ont en outre une action orexigène (stimulant l’appétit) qui impose de contrôler les rations alimentaires des chiens malades en quantité et en qualité. Les recherches ont montré qu’un régime riche en triglycérides à chaîne moyenne peut probablement contribuer au contrôle des crises, à la fois en termes de fréquence et d’intensité. La nouvelle formule contient ces triglycérides à chaîne moyenne (TCM) mais aussi des oméga 3 (EPA et DHA) de l’arginine, des antioxydants, et des vitamines B pour apporter en plus un soutient des capacités cognitives des chiens atteints. Mis au point au Royal Veterinary College en partenariat avec Nestlé Purina, le NeuroCare permet probablement d’améliorer la prise en charge de l’épilepsie idiopathique canine.

Certains produits homéopathiques spécifiques des troubles épileptiformes qui peuvent compléter le traitement.

Les compléments alimentaires contenant des oméga 3, des antioxydants, de l’arginine et de la vitamine B, mais aussi des triglycérides à chaine moyenne (par exemple dans l’huile de noix de coco) sont également évoqués pour améliorer la prise en charge de l’animal épileptique.

En phytothérapie, la valériane, et ses effets sédatifs pourrait également être une aide complémentaire. Les médecines traditionnelles ayurvédique (Inde) et chinoise l’utilisent également depuis longtemps pour ses propriétés relaxantes. 

La prévention de nouvelles crises passe par la gestion du stress et la stérilisation de l’animal.

En cas de crise il faut garder son calme, protéger, et surveiller son animal (G.P.S).

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