Phytothérapie équine : Ce qu’il faut savoir sur les plantes médicinales pour chevaux

  • Phytothérapie équine : Ce qu’il faut savoir sur les plantes médicinales pour chevaux

La Phytothérapie, mot issu du grec « phytos » (plante) et « therapeuo » (soigner), désigne l’ensemble de l’utilisation des plantes à vertus médicinales. Classée dans les médecines douces, à base de produits naturels, ces produits ont une réelle efficacité, souvent prouvée par de nombreuses études cliniques. Il nous est impossible de tout passer en revue, mais nous avons classé quelques plantes phares par type d’action.

L’Harpagophytum aux vertus anti-inflammatoires

Harpagophytum procumbens : plante entière / Fruit d’Harpa-gophytum procumbensHarpagophytum procumbens : plante entière / Fruit d’Harpa-gophytum procumbens

Encore nommée « griffes du diable » en raison de ses fruits à épines, l’Harpagopytum est utilisé depuis la nuit des temps en Afrique pour ses propriétés médicinales, et c’est depuis les années 70 que son usage s’est répandu en Europe, chez les humains, les chiens, … et en particulier chez les chevaux.

Anti-inflammatoire doux, naturel, mais actif, il est indiqué dans tous les processus pathologiques touchant des articulations, en particulier d’arthrose. Il a une action réelle sur la douleur, on parle alors d’effet antalgique, et il soulage les raideurs et inconforts articulaires.

Il possède également des propriétés diurétiques (facilitant l’élimination urinaire), c’est un draineur hépatique et rénal, agissant par ailleurs sur le système lymphatique pour en améliorer le fonctionnement.

La preuve de sont activité réelle est apportée par son inscription au tableau des substances dites « dopantes », donc les laboratoires conseillent un arrêt de la distribution du produit 72 h avant une compétition​. 

Illustr​​​ation Reine des Prés​ / Prêle (= Equisetum)Reine des Prés​           /            Prêle (= Equisetum)

Trois autres plantes importantes peuvent être citées pour leurs effets bénéfiques sur le squelette et le confort orthopédique des chevaux :

  • La Prêle : source de silicium, elle possède des effets sur la reminéralisation du squelette osseux, en autre en phase de croissance et de convalescence
  • La Reine des prés : riche en dérivés salicylés (= précurseurs de l’aspirine), elle a des effets antalgiques et anti-inflammatoires naturels très intéressants en orthopédie, et est particulièrement indiquée dans les mélanges de phytothérapie visant les chevaux présentant des signes de fourbure (trouble de la circulation sanguine au niveau des pieds)
  • Le Curcuma : qui fera à lui seul l’objet d’un prochain article, pour ses vertus antioxydantes, anti-inflammatoires et ses indications en soutien de l’appareil locomoteur

​La Valériane et la Camomille aux vertus apaisantes

​Comme nous l’avons vu lors de précédents articles, l’anxiété, les stress répétés, sont des problèmes fréquemment rencontrés, et sources d’inconfort, de contre-performances, voire de maladies.

De nombreuses plantes ont des effets apaisants. La plus connue, le « chef de file », c’est la Valériane, dont l’efficacité est entre autres prouvée par sa recherche lors de contrôles anti doping sur les compétitions officielles (il faut donc stopper son administration avant les compétitions, comme indiqué sur les notices des mélanges en contenant).

Illustration Valériane / Camomille

Valériane    /      Camomille

La Valériane, la Camomille, l’Aubépine et la Passiflore ont des propriétés sédatives et apaisantes, elles sont souvent associées en mélange pour calmer les chevaux stressés, notamment en cas de changement d’environnement.

Des produits complets existent, associant ces plantes au magnésium et au tryptophane, influant également sur la gestion du stress.

Notons au passage une autre utilisation intéressante de la Camomille, apaisante comme bain oculaire dans les irritations locales et débuts de conjonctivite.

Les drainants : Artichaut, Lespedeza, Orthosiphon, Chardon Marie, Pissenlit…

Le foie et les reins sont deux émonctoires (= organes d’élimination) essentiels. De nombreuses plantes permettent leur soutien et facilitent leur fonction.


Illustration Lespedeza / Artichaut / Orthosiphon

Lespedeza / Artichaut / Orthosiphon


Ces plantes sont :

  • Diurétiques : elles favorisent la production et la sécrétion d’urine, aidant ainsi à l’élimination des déchets de l’organisme.
  • Azoturiques : l’azote est un déchet issu du métabolisme des protéines, et ces plantes favorisent son élimination.
  • Cholérétiques : Elle soutienne le mécanisme de production de bile (par le foie chez le cheval, qui n’a pas de vésicule biliaire), intervenant ainsi dans la qualité de la digestion.

Anti infectieux et stimulants de l’immunité : l’Echinacée

​Le système immunitaire comprend l’ensemble des mécanismes destinés à défendre le corps contre tous les éléments d’agressions : virus, bactéries, champignons, … Le bon fonctionnement de l’immunité est essentiel au maintien de la bonne santé. L’Echinacée apporte un soutien utile lorsque votre cheval risque de moins bien se défendre : mauvaise saison, maladie, convalescence, vieillesse, ….

Illustration Echinacea purpurea

Echinacea purpurea

Dans la même idée, tous les apports de Vitamine C seront les bienvenus, c’est LA vitamine du système immunitaire, citons ici entre autres le Cynorhodon.

Les propriétés cicatrisantes de l’Aloe Vera

Illustration Aloe VeraAloe Vera

Plante dont l’usage s’est grandement répandu ces dernières années, et qui a prouvé son intérêt dans de nombreuses pathologies, tant en application externe que par voie générale.

En dermatologie (= soin de la peau), elle a d’abord prouvé son efficacité sur les cicatrisations de brûlures, puis son usage s’est répandu à tous les processus cicatriciels : plaies, eczéma, dermites, …

C’est le gel qui suinte de la feuille grasse coupée qui est actif.

Pour le confort respiratoire : l’Aunée

Les chevaux sont fragiles sur le plan respiratoire, et 50% d’entre eux expriment des signes d’inconfort respiratoire.

Là encore, la phytothérapie peut être un soin de fond utile.

L’Aunée, présente dans des mélanges de phytothérapie visant à aider les chevaux sensibles sur le plan respiratoire, est calmante, antispasmodique, expectorante, et aide ainsi à diminuer la toux et l’inflammation, en cas de bronchite ou trachéite.

Illustration Aunée

Aunée

En conclusion, le sujet de la phytothérapie est immense, toute la médecine est à l’origine issue des plantes, et il est heureux que ces connaissances et ces usages aient perduré jusqu’à ce jour. Vous trouverez une ou des plantes adaptées quel que soit votre problème, et les fabricants que nous référençons font un travail très sérieux quant à la sélection des plantes et à la fabrication des produits.

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