Le cheval et ses instincts

Dr Lhérété 21 janvier 2019 293 0 Laisser un commentaire
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Le cheval et ses instincts

Quelle que soit la raison pour laquelle vous approchez un cheval, d’une simple caresse à la pratique de l’équitation, voici les deux éléments essentiels pour comprendre son comportement.

Le cheval est une proie

Le cheval et ses instinctsDans la nature, le cheval n’est pas un prédateur : il ne mange personne, à part son brin d’herbe. Il est « fait » pour être mangé. Ses prédateurs peuvent être des chiens sauvages, des loups, des grands félins…

L’angle d’attaque des prédateurs se situe au ventre ou aux flancs du cheval, et le prédateur arrive le plus souvent dans la « zone aveugle » du cheval, c’est-à-dire derrière lui.

Il faut donc aborder les chevaux à la tête, encolure, épaule (la zone de sécurité c’est l’épaule), mais jamais directement au flanc, ventre, croupe.

La survie du cheval est donc liée à :

  • La peur du prédateur : les chevaux sont très craintifs, malgré leurs 500 kg, ils sont très sensibles à leur environnement, très réactifs et rapides face à tous les signes qui peuvent les inquiéter (bruit de feuilles dans une haie, animal ou homme qui court au lointain, …) ;
  • Le réflexe de fuite : il est immédiat. Donc en théorie un cheval n’est pas dangereux puisque son réflexe est de fuir. Le danger réside dans l’impossibilité de fuir, à ce moment-là il se défend (coups de pieds, morsures, cabré, …)

Les chevaux sont grégaires

Le cheval et ses instinctsCe mot qui parait à première vue compliqué, « grégaire », signifie simplement « vivre en groupe », « vivre en troupeau ». Les chevaux ne sont pas des animaux solitaires, ils ont besoin de leurs congénères (animaux de la même espèce).

Cela leur permet d’échapper aux prédateurs plus facilement :

  • Les individus les plus forts défendent les jeunes et les poulinières gestantes ;
  • Les adultes initient les jeunes ;
  • Ils dorment par roulement, certains sont couchés quand d‘autres guettent.

Le cheval et ses instinctsSur le plan comportemental, la présence d’un ou plusieurs congénères est primordiale pour l’équilibre mental du cheval, c’est dans leur nature de communiquer avec les autres (contact, grattage, hennissements, odorat, vision). Aussi faut-il éviter de mettre un cheval seul au pré, le stress de la solitude peut avoir des répercussions négatives sur sa santé et son comportement (tics de comportement, coliques, ulcères gastriques, …).

Au pré, le plus souvent les chevaux se mettent deux par deux, et tête-bêche, soit pour se gratter mutuellement, soit pour chasser les mouches, la queue de l’un chassant les mouches de la tête de l’autre (visuel à gauche).

Dr Lhérété, vétérinaire et rédactrice

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